L’agriculture oubliée de la majorité socialiste ?
De longue date, l’agriculture occupe une place essentielle dans l’économie finistérienne : le département compte plus de 9 000 exploitations, il figure aux premiers rangs au niveau national dans plusieurs productions : le 2ème pour le porc, le 3ème pour les volailles et les œufs, le 4ème pour le lait, sans oublier les productions légumières également très performantes.
Cette situation d’excellence se retrouve dans l’emploi : près de 20 000 actifs et autant de salariés dans les industries agroalimentaires.
Ces dernières années, avec le soutien des pouvoirs publics, la profession a pris en compte les préoccupations environnementales et a consenti un effort important de mise aux normes des exploitations et de modification des pratiques.
En adaptation constante, l’agriculture et l’industrie agroalimentaire vont être confrontées dans les années à venir à de nouveaux défis liés à la réforme de la Politique Agricole Commune ou encore à la crise alimentaire mondiale.
Malgré ce rôle majeur dans le développement économique du Finistère et la nécessité d’accompagner ce secteur dans ses mutations, la majorité socialiste au Conseil général n’a pas souhaité désigner de conseiller général délégué à l’agriculture.
Une telle désignation aurait été normale pour permettre à la profession agricole et à ses responsables d’avoir un interlocuteur attitré, surtout à un moment où cette même majorité a clairement exprimé sa volonté de revoir dans les prochains mois son dispositif d’aide à l’agriculture.
Cette absence de reconnaissance de l’agriculture finistérienne est d’autant plus incompréhensible qu’à l’inverse un conseiller général délégué a été désigné pour la pêche, secteur également fort de notre économie et lui aussi confronté à de nombreux défis conjoncturels comme structurels.
Lors de la séance de la Commission permanente du 5 mai, instance au sein de laquelle siège désormais l’ensemble des conseillers généraux, notre groupe a interrogé le président du Conseil général sur cette absence de désignation d’un conseiller général délégué à l’agriculture, sans obtenir de réponse véritablement argumentée. Mais est-ce véritablement une surprise ?
Cette attitude à l’égard de la première activité économique du département ne nous apparaît pas juste. Nous ne la partageons pas et ferons preuve de la plus grande vigilance lorsque l’Assemblée départementale sera appelée à se prononcer sur les nouvelles mesures départementales en faveur de l’agriculture.
Alliance pour le Finistère




